ollégiale Saint Sauveur de Grignan

L'histoire de la Collégiale Saint Sauveur de Grignan est indissociable de celle du château voisin.
Sa construction est directement liée à la campagne d'agrandissement et d'embellissement du vieux château médiéval entreprise dès le début du XVIème siècle par les Adhémar, laquelle allait aboutir à la création de l'ensemble spectaculaire qui doit une partie de sa renommée à la Marquise de Sévigné.

On trouve la trace de l'ancienne église paroissiale de Grignan, placée sous le vocable de Saint Jean l'Evangéliste, et aujourd'hui disparue.

Parvis de la Collégiale    Coeur de la Collégiale

Vue détaillée de la Collégiale    Vue détaillée de la Collégiale

La collégiale fut construite de 1535 à 1539 à la demande du Baron Louis Adhémar pour la célébration des offices du chapitre des Chanoines, contre la plate-forme rocheuse qui supporte le château.

Dès 1539, une bulle du Pape Paul III autorise officiellement l'introduction du Chapitre.

Les guerres de religion apportent leurs troubles de 1562 à 1568, année qui voit le saccage de la façade. La Collégiale devient église Paroissiale.

En 1654, Louis Adhémar, Compte de Grignan, fait réédifier la façade et, vingt six ans plus tard, une terrasse est construite sur le toit de l'église.

Vue des terrasses du château

En 1663, l'orgue admirable est construit par Charles Le Royer (de Namur). Le buffet est classé.

Madame de Sévigné s'éteint au Château de Grignan le 18 avril 1696 : son tombeau, ainsi que celui des Adhémar, est situé dans la crypte du Choeur. Il sera violé le 13 septembre 1793, la Révolution ayant déja supprimé le Chapitre en 1789.

Tombeau de la Marquise de Sévigné


Aux environs de 1880, Théodore Puget améliore l'orgue en y ajoutant, entre autre, un pédalier. Il a été rénové en 1963 par M.Marheisen et restauré fin 2005.

Si le Château fut détruit dans sa quasi-totalité puis reconstruit, la Collégiale demeure le seul monument de Grignan à traverser l'Histoire jusqu'à nos jours sans connaître de dommages majeurs. Aujourd'hui, lieu de culte et de mémoire, sa réfection ainsi que celle de son orgue deviennent impératives.